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Le nombre d'accidents concernant des embarcations légères augmente. Outre ses opérations d'assistance, la SNSM veut aussi promouvoir la formation des pratiquants de la mer en loisirs.
Près de 110 sauveteurs, des CRS ou de la SNSM, assurent la surveillance estivale des plages en Vendée. Les interventions ont été moins nombreuses en juillet que l'an dernier.
Pourquoi, comment ?
Qui assure la surveillance des plages en Vendée ?
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Quelle différence entre CRS et SNSM ?
Les CRS possèdent un pouvoir de police. Les sauveteurs de la SNSM sont des employés municipaux formés. Les municipalités sont responsables de la sécurité des baignades dans la bande des 300 m et le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) au-delà.
Quels sont les principaux dangers ?
Certaines plages comportent des courants dangereux et des baïnes ou bâches. Il s'agit de cuvettes d'eau séparées de l'océan par un banc de sable. On les trouve notamment sur la plage des Conches et de la Terrière à Longeville. Si l'on est pris au piège, l'erreur consiste à nager à contre-courant pour regagner la grève. Pour éviter l'épuisement, les sauveteurs conseillent de faire la planche sur le dos, en attendant les secours.
Quelles sont les règles de prudence à observer ?
S'informer sur la couleur des flammes et drapeaux, avant de se baigner. Verte, la baignade est surveillée. Orange, elle est surveillée mais dangereuse, et rouge, interdite. Les sauveteurs conseillent aussi de se mettre à l'eau en douceur, pour éviter malaise et hydrocution.
En cas d'urgence, les baigneurs peuvent composer le 18 (pompiers) ou le 112, numéro européen gratuit (Codis). pour portable et fixe , pour signaler un baigneur en difficulté (Cross).
Plage de La Paracou aux Sables-d'Olonne : sept nageurs secourus ce dimanche
Les nageurs sauveteurs de la SNSM ont eu fort à faire ce dimanche du côté de la plage de La Paracou. Sept nageurs en difficulté ont été secourus durant la journée, dont un groupe de cinq cet après-midi. Ce dernier après être parti au large, n’a pas réussi à regagner la terre ferme. Deux sauveteurs ont dû se relayer pour parvenir à ramener chacun d'eux à la nage. Ils sont sains et saufs. « Le courant peut être assez fort dans cette zone, explique un sauveteur, les gens n’en ont pas conscience, ils y vont sans se renseigner. »
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Sur la plage, les sauveteurs gardent un oeil sur vous - Les Sables d'Olonne
jeudi 14 juillet 2011
Vingt-six hommes et femmes de la SNSM, des CRS et agents municipaux assurent la surveillance des plages cet été. Gros plan sur quelques sauveteurs, venus d'horizons différents.
Konrad Uchanski, 29 ans
Présent en juillet et août à Tanchet, ce sauveteur de la SNSM n'en est pas à son premier poste. « C'est ma 3 e année. Mais aucune ne se ressemble. Quand on arrive le matin, on ne sait jamais comment va se passer la journée », explique-t-il.
À partir de 18 ans, Konrad Uchanski a travaillé pendant six ans comme ouvrier à Talmont. Aujourd'hui, ce Sablais qui parle couramment quatre langues, anglais, allemand, polonais et français, mène une vie plus conforme à ses rêves. « Mon but est de devenir pisteur secouriste en montagne. Je m'y entraîne ». Il compte déjà quelques sauvetages à son actif. « J'ai fait une « grappe », en ramenant à terre deux hommes et deux femmes emportés par le courant ».
Julia Clerté, 26 ans
Après Lacanau en Gironde et le Conquet dans le Finistère l'été dernier, cette Bordelaise passionnée de sport a fait ses débuts sur la grande plage en juin. « Être sauveteur permet d'allier le plaisir de nager et d'aider les autres ». Julia a pourtant connu un baptême du feu difficile, il y a trois ans, en participant à la recherche d'un corps. « C'était un père de famille, qui s'était aventuré hors de la zone de baignade. On n'a rien pu faire », se souvient-elle.
Dès septembre, cette titulaire d'un master 1 en droit se replongera dans la préparation des concours de la fonction publique, dans l'espoir d'intégrer un jour un service pénitentiaire d'insertion et de probation ou de devenir officier de police.
Philippe Deligny, 36 ans
Policier au service de la garde urbaine, Philippe Deligny est détaché et chef de poste à Tanchet, entre autres. Il a attaqué cet été sa 6 e saison.
« Au fond, c'est le même métier, mais avec un vêtement différent. Sauf qu'on est davantage apprécié et écouté, lorsqu'on est sauveteur. C'est gratifiant ».
De la bobologie aux imprudences d'estivants, en passant par les sauvetages périlleux, les interventions sont très variées.
« Mais les gens sont de moins en moins raisonnables. Certains nagent jusqu'aux bouées, en présumant de leurs forces, et comptent sur nous pour les ramener à terre en cas de pépin ».
Chloé Morin, 19 ans
Étudiante en 2 e année en faculté de biologie, elle a entamé sa seconde saison à la SNSM, sur la Grande plage, après un passage à la Paracou l'an dernier. « J'ai obtenu mon Brevet national de sauvetage aquatique en mai 2010. J'ai suivi un entraînement intensif à la piscine pendant un an ».
Originaire de l'Île d'Olonne, Chloé considère son engagement comme normal. « J'ai toujours vécu au bord de la mer. Cela coulait de source ! ». La jeune fille, qui rêve de devenir biologiste marin, y a déjà trouvé son compte. « Au contact du public, on apprend à travailler en équipe et à garder son sang-froid. J'espère que ça me servira dans mon métier ».
Élisabeth PETIT.